{"id":170,"date":"2021-04-29T14:13:13","date_gmt":"2021-04-29T12:13:13","guid":{"rendered":"http:\/\/jmbarrie.fr\/?page_id=170"},"modified":"2025-04-21T11:56:50","modified_gmt":"2025-04-21T09:56:50","slug":"le-chapeau-de-greenwood","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/jmbarrie.fr\/index.php\/focus\/le-chapeau-de-greenwood\/","title":{"rendered":"Le Chapeau de Greenwood"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"170\" class=\"elementor elementor-170\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-56a3913 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"56a3913\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-7d66e1c\" data-id=\"7d66e1c\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-e78ac16 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"e78ac16\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p><em>Le Chapeau de Greenwood<\/em> est une vraie-fausse autobiographie de Barrie \u00e0 travers les articles de jeunesse qu&rsquo;il a \u00e9crits, reproduits dans le livre et qu&rsquo;il commente bien des ann\u00e9es plus tard.\u00a0<\/p><p>Lorsqu\u2019il \u00e9tait jeune homme, James Matthew Barrie avait choisi le pseudonyme \u00ab Anon \u00bb. Parfois, le nom \u00e9tait d\u00e9clin\u00e9 en \u00ab James Anon \u00bb. Anon est le diminutif du mot \u00ab Anonyme \u00bb. Cela pourrait sembler \u00e9trange. Mais Barrie ne fit que d\u00e9tourner un usage tr\u00e8s banal, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, au sein des journaux. Les aspirants \u00e9crivains se faisaient la main avec des articles qui \u00e9taient publi\u00e9s sans nom d\u2019auteur. Anonymement ! Il est \u00e0 noter que la toute premi\u00e8re version de la pi\u00e8ce qui allait devenir Peter Pan s\u2019intitulait\u2026 <em>Anon<\/em> ! <br \/>Barrie \u00e9tait l\u2019un de ces jeunes anonymes, lorsqu\u2019un c\u00e9l\u00e8bre r\u00e9dacteur en chef et homme de lettres commen\u00e7a \u00e0 publier ses premiers articles importants. Cet homme se nommait <strong>Fr\u00e9d\u00e9rick Greenwood.<\/strong> <br \/>Barrie n\u2019oubliera jamais celui qui lui mit le pied \u00e0 l\u2019\u00e9trier. 7 ans avant sa mort, Barrie r\u00e9digera ses m\u00e9moires et \u00e9voquera la figure de son bienfaiteur du temps jadis. Ses m\u00e9moires ont pour titre <em>Le Chapeau de Greenwood.<\/em><\/p><p>Mais quel est donc ce fameux chapeau ? <br \/>Lorsque Barrie rendit visite \u00e0 Greenwood, pour la premi\u00e8re fois, il acheta un haut-de-forme d\u2019occasion. Il voulait se donner de la prestance, car il \u00e9tait complex\u00e9 par sa petite taille. Certains de ses premiers articles furent, par la suite, conserv\u00e9s dans le carton du chapeau. D\u2019o\u00f9 le titre de ses m\u00e9moires\u2026<\/p><p>Les premiers textes de Barrie publi\u00e9s par Greenwood \u00e9taient des esquisses. Ils avaient tous pour objet les habitants de Kirriemuir, sa petite ville natale, en \u00c9cosse. Ces hommes et femmes \u00e9taient des \u00ab Auld Lichts \u00bb. Cela signifie, en dialecte \u00e9cossais, les Vieilles Lumi\u00e8res. Ces \u00ab Vieilles Lumi\u00e8res \u00bb \u00e9taient les membres d\u2019une secte dissidente de l\u2019\u00c9glise presbyt\u00e9rienne. Ils \u00e9taient r\u00e9put\u00e9s pour leur puritanisme. La m\u00e8re de Barrie, Margaret Ogilvy, appartenait \u00e0 cette communaut\u00e9. Barrie n\u2019a pas connu la vie des Auld Lichts, mais il s\u2019est appropri\u00e9 les souvenirs de sa m\u00e8re pour en tirer les textes publi\u00e9s par Greenwood.<\/p><p>Face \u00e0 l\u2019apparente simplicit\u00e9 du style de Barrie, le lecteur ou l\u2019auditeur ne doit pas \u00eatre dupe. James Matthew Barrie pense presque toujours le contraire de ce qu\u2019il fait semblant de dire. L\u2019\u00e9motion est d\u00e9port\u00e9e, car l\u2019\u00e9crivain la repousse ou ne peut l\u2019affronter de plein fouet.<\/p><p>Pourtant, reproche fut fait \u00e0 Barrie d\u2019\u00eatre sentimental. Il l\u2019\u00e9tait, assur\u00e9ment. Mais, en g\u00e9n\u00e9ral, on se trompe sur le sens de ce mot. \u00catre sentimental, pour Barrie, signifie agir en artiste. Il feint une \u00e9motion qu\u2019il ne peut pas \u00e9prouver. Mais il donne une \u00e9motion, bien r\u00e9elle, celle-l\u00e0, au lecteur. Le paradoxe barrien est l\u00e0.<\/p><p>Dans ces textes pr\u00e9sent\u00e9s, il est parfois difficile de ne pas se perdre dans la temporalit\u00e9 de Barrie. Un dialogue s\u2019instaure entre le Barrie qui est proche de la mort et qui \u00e9crit ses m\u00e9moires et le jeune homme qu\u2019il fut. Anon est ce jeune homme immortel. Barrie vieillissant parle d\u2019Anon comme s\u2019il n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 ce jeune homme. Barrie se d\u00e9double sans cesse. Tant\u00f4t jugeant et contant celui qu\u2019il fut, comme s\u2019il lui \u00e9tait \u00e9tranger. Tant\u00f4t se fondant avec lui pour le faire parler \u00e0 nouveau.<\/p><p>\u00c9couter l&rsquo;\u00e9mission que nous avions \u00e9crite pour Radio France :<\/p><!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('audio');<\/script><![endif]-->\n<audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-170-1\" preload=\"metadata\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"https:\/\/jmbarrie.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/le-mot-le-plus-triste.mp3?_=1\" \/><a href=\"https:\/\/jmbarrie.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/le-mot-le-plus-triste.mp3\">https:\/\/jmbarrie.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/le-mot-le-plus-triste.mp3<\/a><\/audio>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Chapeau de Greenwood est une vraie-fausse autobiographie de Barrie \u00e0 travers les articles de jeunesse qu&rsquo;il a [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":163,"menu_order":3,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_bbp_topic_count":0,"_bbp_reply_count":0,"_bbp_total_topic_count":0,"_bbp_total_reply_count":0,"_bbp_voice_count":0,"_bbp_anonymous_reply_count":0,"_bbp_topic_count_hidden":0,"_bbp_reply_count_hidden":0,"_bbp_forum_subforum_count":0,"footnotes":""},"class_list":["post-170","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jmbarrie.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/170","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/jmbarrie.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/jmbarrie.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jmbarrie.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jmbarrie.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=170"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/jmbarrie.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/170\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1145,"href":"https:\/\/jmbarrie.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/170\/revisions\/1145"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jmbarrie.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/163"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jmbarrie.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=170"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}