{"id":1562,"date":"2025-08-16T17:43:49","date_gmt":"2025-08-16T15:43:49","guid":{"rendered":"https:\/\/jmbarrie.fr\/?p=1562"},"modified":"2025-08-16T18:36:40","modified_gmt":"2025-08-16T16:36:40","slug":"entretien-avec-barrie-mai-1912","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jmbarrie.fr\/index.php\/2025\/08\/16\/entretien-avec-barrie-mai-1912\/","title":{"rendered":"Entretien avec Barrie (mai 1912)"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"1562\" class=\"elementor elementor-1562\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-1969a8e elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"1969a8e\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-db0c8da\" data-id=\"db0c8da\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-c19a03a elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"c19a03a\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Article original :<\/p><p><a href=\"https:\/\/jmbarrie.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Interview-JMB-Cosmopolitan-Magazine-May-1912-No-6.pdf\">Cosmopolitan Magazine May 1912<\/a><\/p><p>Interview de J. M. Barrie <em>&#8211; Cosmopolitan Magazine,<\/em> Mai 1912<\/p><p>Traduction fran\u00e7aise de C\u00e9line Da Viken Le Gall (aka C.-A. F.), ne pas reproduire sans autorisation.<\/p><p><strong><em>Le P\u00e8re litt\u00e9raire de Peter Pan<\/em><\/strong><\/p><p>Un entretien men\u00e9 par Alan Dale<\/p><p>QUELQU\u2019UN, un jour, m&rsquo;avait affirm\u00e9 que J. M. Barrie ne conversait jamais \u2013 pr\u00e9tendant qu&rsquo;il \u00e9tait r\u00e9ticent, taciturne, repli\u00e9 sur lui-m\u00eame et renferm\u00e9 et usant d\u2019autres adjectifs qui sugg\u00e9raient le manque de convivialit\u00e9 furent employ\u00e9 pour d\u00e9crire cette attitude. Bien entendu, je n&rsquo;ai pas cru cette personne. Un homme tel que Barrie ne pouvait sans doute pas \u00eatre tout cela ou, tout au moins, il ne pouvait l\u2019\u00eatre en permanence. De temps en temps, face \u00e0 l&rsquo;une des cinquante-sept esp\u00e8ces du genre rasoir, il pourrait trouver opportun de rentrer dans sa coquille. Il nous arrive \u00e0 tous d\u2019agir de la sorte. Parfois, la coquille est\u2026 un refuge. Mais que J. M. Barrie se drape sans cesse dans le kimono du silence, je refusais de prendre cette affirmation pour argent comptant. C\u2019est ainsi que, lorsqu\u2019il m\u2019envoya (d\u2019une \u00e9criture plus somptueusement et plus franchement ignoble et illisible que la mienne) une invitation \u00e0 d\u00e9jeuner au Savoy Hotel, Londres, j&rsquo;acceptai avec enthousiasme. Je n\u2019\u00e9prouvais pas la moindre appr\u00e9hension.<\/p><p>[CARTOUCHE\u00a0: Deux portraits intimes de J. M. Barrie. La r\u00e9cente publication d\u2019un nouveau livre consacr\u00e9 \u00e0 Peter Pan, <em>Peter et Wendy<\/em>, ajoute du piquant et un certain sens du tempo \u00e0 ce passionnant entretien.]<\/p><p>Et, dans la salle de restaurant, \u00e0 une petite table devant une bouteille de whisky \u00e9cossais, une carafe de bordeaux et quelques accompagnements, J. M. Barrie se trouvait assis en compagnie de son ami A. E. W. Mason, c\u00e9l\u00e8bre pour les <em>Quatre Plumes<\/em> <em>blanches<\/em> (1). Mais c&rsquo;\u00e9tait mon h\u00f4te que je consid\u00e9rais avec attention\u00a0: un petit bout d&rsquo;homme, avec un visage parchemin\u00e9 de la consistance du papier buvard, de petits yeux rieurs, une moustache clairsem\u00e9e, v\u00eatu sans recherche, avec un col et une cravate en d\u00e9sordre \u2013 cette derni\u00e8re laissant entrevoir l\u2019agrafe qui maintenait le col en place. M. Barrie esquissait un sourire exquis, l&rsquo;un de ces sourires qui d\u00e9notent la bienveillance plut\u00f4t que l&rsquo;amusement.<\/p><p>\u00ab\u00a0J\u2019ai rapidement d\u00e9couvert, remarqua Barrie, qu&rsquo;\u00e9crire une pi\u00e8ce diff\u00e9rait en tout point du fait d\u2019\u00e9crire un roman. La forme est totalement diff\u00e9rente. C&rsquo;est un autre art. Dans un roman, vous pouvez expliquer vos motifs. Dans une pi\u00e8ce, c&rsquo;est impossible. Il faut concentrer l\u2019argument, car le public doit saisir d\u2019embl\u00e9e l\u2019enjeu. Et, bien s\u00fbr, on tire de plus gros profits de l&rsquo;\u00e9criture th\u00e9\u00e2trale. Mais en ce qui concerne <em>The Twelve-Pound Look<\/em>&#8230;\u00a0\u00bb<\/p><p>[CARTOUCHE\u00a0: J. M. Barrie et le romancier am\u00e9ricain, M. Henry James.]<\/p><p>\u00ab\u00a0Je l&rsquo;ai vue cinq fois\u00a0!\u00a0\u00bb l&rsquo;interrompis-je, parce que je pensais que c&rsquo;\u00e9tait une remarque significative venant d\u2019un critique blas\u00e9. (Pardonnez-moi d&rsquo;\u00eatre blas\u00e9.)<\/p><p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai \u00e9crit cela,\u00a0dit-il, un jour, o\u00f9 l\u2019envie m\u2019avait pris. Apr\u00e8s l&rsquo;avoir \u00e9crite, je l&rsquo;ai jet\u00e9e dans un tiroir et j&rsquo;ai tout oubli\u00e9 \u00e0 ce sujet. Elle a \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 mon esprit aussi compl\u00e8tement que si je ne l&rsquo;avais jamais \u00e9crite. Mais je l&rsquo;aimais beaucoup. Je l&rsquo;ai \u00e9crite juste pour le plaisir de l&rsquo;\u00e9crire, vous savez, et je n&rsquo;ai jamais imagin\u00e9 un seul instant qu&rsquo;elle serait mise en sc\u00e8ne. Eh bien, un jour, Granville Barker (2) fourrageait dans mon tiroir, et il a d\u00e9nich\u00e9 ce manuscrit. Frohman (3) lan\u00e7ait son Th\u00e9\u00e2tre de r\u00e9pertoire \u00e0 Londres, et il avait besoin d&rsquo;une pi\u00e8ce en un acte. Je lui ai donn\u00e9 celle-l\u00e0.\u00a0\u00bb<\/p><p>Barrie se remit lentement \u00e0 manger. Mason et moi \u00e9change\u00e2mes quelques remarques qu&rsquo;il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de rapporter ici, car, bien que nous soyons tous les deux sympathiques, nous ne sommes pas Barrie.<\/p><p>\u00ab\u00a0Aviez-vous l&rsquo;intention, dans <em>The Twelve-Pound Look<\/em>, de m\u00e9dire avec tant d\u2019amertume du succ\u00e8s ?\u00a0\u00bb demandai-je \u2013 et veuillez noter que c&rsquo;\u00e9tait l\u00e0 ma premi\u00e8re question.<\/p><p>\u00ab\u00a0Je suppose que oui.\u00a0\u00bb r\u00e9pondit Barrie d\u2019un ton mal assur\u00e9. \u00ab\u00a0Je suppose que oui.\u00a0\u00bb<\/p><p>Il demeura si silencieux que, Mason et moi, nous ne romp\u00eemes pas ce silence. Probablement l&rsquo;essence de cette merveilleuse petite pi\u00e8ce occupait-elle nos esprits \u00e0 cet instant.<\/p><p>\u00ab\u00a0Je pense vraiment, reprit Barrie, que nous autres, \u00e9crivains, pourrions renverser notre perspective et r\u00e9v\u00e9ler le g\u00e9nie \u00e0 l&rsquo;origine de chaque fortune. Nous sommes trop enclins \u00e0 m\u00e9priser l&rsquo;homme fortun\u00e9. C&rsquo;est une habitude enracin\u00e9e chez nous. Cependant, il y a bien des motifs pour plaider en faveur de ce pauvre millionnaire. Consid\u00e9rez ses talents \u2013 cette remarquable intelligence pratique qui con\u00e7oit et accomplit des entreprises colossales. Songez \u00e0 ses dispositions particuli\u00e8res. \u00c0 sa fa\u00e7on, il s&rsquo;agit souvent d&rsquo;un g\u00e9nie. \u00bb<\/p><p>\u00ab\u00a0Et Carnegie ?\u00a0\u00bb (4) sugg\u00e9rai-je. \u00ab\u00a0Un compatriote \u00e0 vous.\u00a0\u00bb<\/p><p>\u00ab Apr\u00e8s tout, je ne connais pas si bien les millionnaires\u2026 \u00bb avoua Barrie. \u00ab \u00c0 mon avis, il y a l\u00e0 une mission pour un \u00e9crivain capable de soustraire ces gens \u00e0 l\u2019opprobre et de r\u00e9v\u00e9ler leurs nobles qualit\u00e9s. Ces qualit\u00e9s sont bien r\u00e9elles et elles rec\u00e8lent un grand potentiel litt\u00e9raire. On leur a fait grand tort. Ils sont habituellement la cible de moqueries. \u00bb<\/p><p>Ce d\u00e9jeuner \u00e9tait paisible et peu copieux. Nous ne faisions que picorer nos plats, lesquels n&rsquo;\u00e9taient qu&rsquo;un simple pr\u00e9texte pour la conversation. Barrie n&rsquo;eut pas recours au menu et ne nous importuna point avec des questions sur nos pr\u00e9f\u00e9rences. C&rsquo;\u00e9tait un h\u00f4te d\u00e9licat et plein de tact.<\/p><p>\u00ab Vous savez, nous dit-il, une fois nos cigarettes allum\u00e9es, je n&rsquo;ai jamais beaucoup aim\u00e9 ma pi\u00e8ce <em>Alice Sit-by-the-Fire<\/em>. Je l&rsquo;ai \u00e9crite, au cours d\u2019un \u00e9t\u00e9, pour Ellen Terry (5), uniquement <em>par obligation<\/em>. L&rsquo;\u00e9criture ne m&rsquo;a gu\u00e8re plu et j&rsquo;ai m\u00eame \u00e9prouv\u00e9 une certaine amertume envers cette \u0153uvre. Je ne suis jamais all\u00e9 l&rsquo;applaudir, malgr\u00e9 ma pr\u00e9sence aux r\u00e9p\u00e9titions. Il en fut de m\u00eame pour <em>Quality Street<\/em> \u2014 elle ne m&rsquo;inspirait pas vraiment. Concernant <em>What Every Woman Knows<\/em>, seul le premier acte trouvait gr\u00e2ce \u00e0 mes yeux. Ce premier acte constituait v\u00e9ritablement toute la substance de la pi\u00e8ce\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p><p>Une expression amus\u00e9e se dessina peu \u00e0 peu sur le visage de Barrie. Il semblait penser \u00e0 quelque chose de dr\u00f4le. Comme il s&rsquo;\u00e9tait une fois exprim\u00e9 avec vigueur contre l\u2019humour, cela piqua ma curiosit\u00e9.<\/p><p>\u00ab\u00a0Vous savez, j\u2019avais fort contrari\u00e9 M. Frohman, reprit-il bient\u00f4t, car il souhaitait que je d\u00e9veloppe <em>The Twelve-Pound Look<\/em> en une pi\u00e8ce de trois actes, ce que je refusais. Je ne pouvais vraiment pas m\u2019y r\u00e9soudre. Je sentais que cela l\u2019aurait g\u00e2ch\u00e9e sur le plan artistique, m\u00eame si le public britannique l\u2019aurait peut-\u00eatre mieux accueillie ainsi. J\u2019ai donc \u00e9t\u00e9 contraint de d\u00e9cliner sa proposition.\u00a0\u00bb<\/p><p>[CARTOUCHE\u00a0: Je crois que je pr\u00e9f\u00e8re <em>The Admirable Crichton<\/em> \u00e0 toutes mes autres \u0153uvres. Cette pi\u00e8ce, oui, ainsi que <em>The Twelve-Pound Look<\/em> et, bien s\u00fbr, <em>Peter Pan<\/em>.]<\/p><p>\u00ab\u00a0Lorsque j\u2019affirme que M. Frohman \u00e9tait contrari\u00e9, j\u2019entends par l\u00e0 qu&rsquo;il trouvait dommage que je refuse d&rsquo;en faire un divertissement qui puisse durer toute une soir\u00e9e.\u00a0\u00bb Barrie et \u00ab\u00a0C. F.\u00a0\u00bb sont comme les deux doigts de la main. Ils se font une confiance aveugle. Rarement directeur et dramaturge se sont si merveilleusement accord\u00e9s.<\/p><p>\u00ab\u00a0Je crois que je pr\u00e9f\u00e8re <em>The Admirable Crichton<\/em> \u00e0 toutes mes autres \u0153uvres. Cette pi\u00e8ce, oui, ainsi que <em>The Twelve-Pound Look<\/em> et, bien s\u00fbr, <em>Peter Pan<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p><p>Une expression d&rsquo;affection illumina son visage lorsqu\u2019il \u00e9voqua <em>Peter Pan<\/em>, annonc\u00e9 par M. Frohman pour une huiti\u00e8me reprise \u00e0 No\u00ebl dernier<\/p><p>\u00ab Je me demande bien pourquoi Sarah Bernhardt n&rsquo;interpr\u00e8te pas Peter Pan, dit Barrie. Je m&rsquo;attends vraiment \u00e0 apprendre un jour ou l&rsquo;autre qu&rsquo;elle y songe. Quelle femme extraordinaire ! Cela dit, je ne l&rsquo;ai pas vue r\u00e9cemment. Joue-t-elle toujours aussi bien ? Elle a toujours eu ce talent. L&rsquo;autre jour, je relisais quelques lettres de Robert Louis Stevenson. Dans l&rsquo;une d&rsquo;elles, il \u00e9crivait : \u00ab\u00a0Ne manquez surtout pas de voir Bernhardt. Elle est magnifique, mais vous auriez d\u00fb la voir \u00e0 son apog\u00e9e !\u00a0\u00bb Et il r\u00e9digeait cela dans les ann\u00e9es quatre-vingt ! \u00bb<\/p><p>\u00ab Ha ! Ha ! \u00bb s&rsquo;esclaffa Mason. \u00ab M\u00eame constat pour moi\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p><p>\u00ab\u00a0Je l&rsquo;adore, dit Mason. Lorsque j&rsquo;\u00e9tais membre du Parlement pour Coventry, elle y joua, et je dus passer dans les coulisses pour lui offrir un bouquet de fleurs.\u00a0\u00bb<\/p><p>\u00ab\u00a0Oui, elle est merveilleuse, rench\u00e9rit Barrie, et elle n&rsquo;est vraiment pas plus \u00e2g\u00e9e qu&rsquo;Ellen Terry. Cette ch\u00e8re Ellen Terry ! Nous l&rsquo;aimons toujours et peu importe ce qu&rsquo;elle fait.\u00a0\u00bb<\/p><p>\u00ab\u00a0Elle oublie toujours ses r\u00e9pliques\u00a0!\u00a0\u00bb m&rsquo;\u00e9criai-je, mon esprit critique et mon sens de la justice en \u00e9veil.<\/p><p>\u00ab\u00a0Et alors ?\u00a0\u00bb demanda Barrie avec tendresse. \u00ab\u00a0Elle ne s&rsquo;en soucie pas et nous ne nous en soucions pas. Cela ne l&#8217;embarrasse pas le moins du monde. Si elle oublie ses r\u00e9pliques, elle sort en courant, puis revient sur sc\u00e8ne. Elle ne se d\u00e9monte nullement. C&rsquo;est tout simplement Ellen Terry, et nous consid\u00e9rons cela comme partie int\u00e9grante de cette femme dont nous ch\u00e9rissons la personnalit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p><p>\u00ab Les actrices anglaises capables d&rsquo;inspirer un dramaturge ne courent pas les rues\u2026 \u00bb Barrie vida sa tasse de caf\u00e9 et adopta un ton conclusif\u00a0: \u00ab Et je pr\u00e9sume que vos incursions th\u00e9\u00e2trales, cette saison, vous en ont convaincu. Naturellement, nous disposons de madame Patrick Campbell, mais elle est compliqu\u00e9e, para\u00eet-il, aussi ai-je jug\u00e9 bon de l&rsquo;\u00e9viter.\u00a0\u00bb<\/p><p>\u00ab\u00a0\u00c9crivez-vous quelque chose en ce moment ?\u00a0\u00bb (Veuillez noter que c&rsquo;\u00e9tait ma question n\u00b0 2, si je ne m\u2019abuse.)<\/p><p>Barrie me fixa, une expression de b\u00e9atitude traversa son regard.<\/p><p>\u00ab\u00a0Je n&rsquo;\u00e9cris pas, r\u00e9pondit-il. Je n&rsquo;\u00e9cris pas et c\u2019est un plaisir. Oh, vous ne pouvez pas imaginer combien il me semble d\u00e9licieux de ne rien \u00e9crire. Non, je suis relativement oisif et heureux et\u2026 cela me donne le sentiment d\u2019\u00eatre jeune.\u00a0\u00bb<\/p><p>Et l\u2019on pr\u00e9tend que Barrie ne sait pas converser ! Il aurait parl\u00e9 davantage, mais, \u00e0 ce moment-l\u00e0, je fis preuve de mis\u00e9ricorde et je le laissai prendre cong\u00e9. La saveur de sa conversation, je ne peux la faire ressentir. Elle fut tout \u00e0 fait d\u00e9licieuse et satisfaisante. Elle \u00e9tait calme, pos\u00e9e et spontan\u00e9e. Une fille dirait que Barrie est \u00ab\u00a0vraiment sensationnel\u00a0\u00bb ; un homme dirait qu&rsquo;il est absolument sans artifices et merveilleusement \u00ab\u00a0simple\u00a0\u00bb.<\/p><p>[CARTOUCHE\u00a0: L&rsquo;auteur de <em>A Window in Thrums<\/em>, <em>The Little Minister<\/em>, etc., par la gr\u00e2ce desquels il est aim\u00e9 par des milliers de gens qui ne verront jamais une seule de ses pi\u00e8ces.]<\/p><p>\u00a0<\/p><ul><li>(1) Roman d\u2019aventures, paru en 1902, la m\u00eame ann\u00e9e que <em>Le Petit Oiseau blanc<\/em>.<\/li><li>(2) Harley Granville Barker (1877-1946) : dramaturge, acteur, directeur de th\u00e9\u00e2tre\u2026 Il d\u00e9veloppe un th\u00e9\u00e2tre r\u00e9aliste et assez intellectuel.<\/li><li>(3) Directeur de th\u00e9\u00e2tre am\u00e9ricain, producteur de Barrie. Mort le 7 mai 1915 dans le naufrage du Lusitania, torpill\u00e9 par les Allemands. En tant que producteur, parmi les succ\u00e8s les plus c\u00e9l\u00e8bres de Frohman figurait <em>Peter Pan ou Le Gar\u00e7on qui ne grandissait pas<\/em> de Barrie, qu&rsquo;il cr\u00e9a au Duke of York&rsquo;s, \u00e0 Londres, en d\u00e9cembre 1904, avec Nina Boucicault dans le r\u00f4le-titre, et qu&rsquo;il produisit en janvier 1905 aux \u00c9tats-Unis avec Maude Adams, cette fois-ci.<\/li><li>(4) Andrew Carnegie (1835-1919), industriel \u00e9cossais qui, pendant son enfance, \u00e9migra aux \u00c9tats-Unis avec sa famille et y fit fortune dans l\u2019aci\u00e9rie.<\/li><li>(5) Cf.\u00a0 <a href=\"https:\/\/jmbarrie.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Virginia-Woolf-au-sujet-dEllen-Terry.pdf\">Virginia Woolf au sujet d&rsquo;Ellen Terry<\/a>.<\/li><\/ul>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article original : Cosmopolitan Magazine May 1912 Interview de J. 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